webdoc l'autre c'est moi

Histoire du mur entre la Palestine et Israël

En avril 2002, suite à une vague d’attentats qui a fait près d’un millier de victimes, le gouvernement d’Ariel Sharon a décidé de construire un mur continu le long de la Ligne verte, ligne d’armistice de 1949 et "frontière" établie en juin 1967. Après plusieurs modifications du tracé initial, seuls 20 % du mur passent désormais sur le tracé de la Ligne verte.
Les Israéliens parlent de "clôture de sécurité" ou de "barrière de séparation", ou encore de "barrière antiterroriste", voire de "mur de fer". Les Palestiniens emploient les expressions de "mur de l’apartheid", de "mur de la ségrégation", de "mur d’annexion" ou de "mur de la honte". La Cour internationale de justice, dans un avis consultatif de juillet 2004, mêle les deux expressions parlant de "mur de séparation".

http://ontheroadtojerusalem.files.wordpress.com/2012/10/le-dessous-des-cartes_cartographie-du-mur.pdf

La notion d’exil

À l’Afrique
de : Cheik Aliou Ndao
 
Flèche figée en ma mémoire
Afrique
Mon cœur saigne
Sous tes serres depuis l’extrême sud
De mon âme
Reçois
Mes pas sur tes pagnes
Moi l’Héritier des Ancêtres
D’Hier
Afrique
Les toits de tes cases
Griffent le ciel sourd
À l’anxiété de leur misère
Ma prière du matin du soir
Ah puiser à pleines mains
L’odeur des manguiers
Dans la tiédeur de juin
Sentir le baiser des épis
Sur les sentiers d’octobre
Rouler dans l’eau claire
Rien dans le regard
De Kaïrée
Ô mère des Initiés
 
[ce poème a paru en 1962]

La nouvelle loi pour les personnes nées sous X

Accès aux origines personnelles

Informations transmises à l’enfant
Renseignements non identifiants
Le CNAOP (Conseil national pour l’accès aux origines personnes) communique, à la personne lui ayant adressé une demande, les renseignements non identifiants concernant :
la santé du père et de la mère,
les origines de l’enfant,
les raisons et les circonstances de la remise au service de l’Ase ou à un organisme d’adoption.
Identité du parent
Le CNAOP communique à la personne lui ayant adressé une demande l’identité de la mère ou du père, si elle a été communiquée ou le secret levé.
Identité des autres membres de la famille
Le CNAOP communique, à l’enfant seulement, l’identité des descendants,ascendants et des frères et sœurs.
Cependant, cette communication ne pourra être faite que si le parent de naissance ne s’est pas opposé à la révélation de son identité.
Il en est ainsi du vivant du parent de naissance, de même qu’en cas de décès.

La place des jeunes en prison, chiffres, type de peine, délits

Rapport du Sénat
L’évolution de la délinquance juvénile
Avant son incarcération à Compiègne Yoann a fait deux passages au quartier mineurs de la prison de Liancourt
« L’évolution du nombre des incarcérations des mineurs ces cinq dernières années révèle deux phénomènes préoccupants. D’une part, les actes de délinquance juvénile se caractérisent par une aggravation des infractions, souvent commises avec violence contre des personnes, notamment des représentants de l’autorité ou des services publics. D’autre part, la délinquance des mineurs est de moins en moins liée au comportement type de l’adolescent testant les limites de l’adulte, mais davantage au développement d’une " déviance collective " liée à une famille, un quartier, un territoire.
La plupart des intervenants entendus par la commission d’enquête ont souligné que l’incarcération n’était pas la solution la mieux appropriée à la lutte contre la délinquance des mineurs. Toutefois, tous ont également remarqué qu’à l’heure actuelle, il n’existait toujours pas de réponse alternative en l’absence de structure adaptée à la prise en charge des mineurs délinquants.
La mission impossible de la prison
On demande aujourd’hui à la prison de réussir là où tous les autres intervenants (les familles, l’école, les services sociaux) ont échoué.Comme l’a fait remarquer le docteur François Moreau à la commission, " ils ne sont pas à réinsérer, ce sont des gens à insérer purement et simplement ".
En fait, la prison, loin de gagner ce pari impossible, constitue globalement un facteur supplémentaire de déstructuration.
Trois circulaires en date du 23 juillet 1991, du 4 février 1994 et du 20 mars 1995 organisent les conditions d’incarcération des mineurs afin d’assurer leur réinsertion. Ces textes limitent l’accueil des mineurs à 53 établissements spécialisés. Ils prévoient en outre l’affectation de personnels pénitentiaires spécialement formés, le développement d’activités sportives et socioculturelles, ainsi qu’une plus grande concertation entre les services de la protection judiciaire de la jeunesse et de l’administration pénitentiaire.
Par ailleurs, les conseils de sécurité intérieure des 8 juin 1998 et 26 janvier 1999 ont préconisé l’aménagement d’unités de 20 à 25 places et le renforcement des personnels pénitentiaires, médicaux, socio-éducatifs et enseignants. »

Le camp de Royallieu

La caserne de Royallieu a été construite en 1913 et regroupe 25 bâtiments sur une surface de 16 hectares. De 1941 à 1944, elle fut transformée par l’armée allemande en l’un des principaux camps de transit de France. Près de 45 000 personnes y ont été acheminées : internés politiques, résistants, pour beaucoup communistes, civils russes ou américains et juifs. Déportés, soumis au travail forcé et aux mauvais traitements, près de la moitié décède pendant le transport ou dans les camps.

Les mots du voyage

photo Leonardo Antoniadis

Il est aujourd’hui d’usage de distinguer trois ensembles principaux parmi les 10 à 12 millions de roms européens, suivant les noms que se donnent eux-mêmes les intéressés : 
- Les Roms (Roumanie, Bulgarie, Grèce, Hongrie, Slovaquie, Serbie, Kosovo) : 85%. Leur arrivée en France s’est faite essentiellement en plusieurs vagues migratoires : d’abord au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, puis dans les années 1970 et enfin à partir des années 1990. S’ils viennent de la même région de l’est de l’Europe, ils n’ont pas la même nationalité, ni forcément les mêmes confessions religieuses, ni le même statut administratif. Il y aurait entre 15 000 et 20 000 Roms en France, dont 85 % de ressortissants européens, essentiellement bulgares et roumains.
- Les Sintés et Manouches (France, Allemagne, Italie…) : 5%. Installés en Italie, en France, en Allemagne, ils ont quant à eux transité par les régions germanophones. Les Manouches « ne se reconnaissent pas en tant que Roms », indique Jean-Pierre Liégeois dans un ouvrage intitulé Roms et Tsiganes, publié en 2009.
- Les Gitans et Kalés (Espagne, Portugal…) : environ 10%. Ils vivent en Espagne, au Portugal et dans le sud de la France. Le mot Gitan vient de l’espagnol gitano, qui lui-même est une déformation d’egyptiano, (égyptien). Dans le français du XVIIe siècle, ce terme rappelle une ancienne légende selon laquelle les Roms seraient venus d’Egypte. Esmeralda dans Notre-Dame de Paris est ainsi surnommée l’Egyptienne. C’est cette supposée origine égyptienne qui a donné en langue anglaise le mot Gipsy.
Mais selon les époques et jusqu’à aujourd’hui plusieurs autres termes ont été employés pour parler des populations roms :

-  Tzigane : le mot désignait, en Grèce ancienne, une secte hérétique de devins et de magiciens (Atsinganos). L’étiquette a été collée au XIIe siècle sur des groupes nomades, les futurs « Tziganes », originaires de l’Est. Le terme apparaît dans la langue française au début du XIXe siècle. Le terme Tzigane est sans doute l’un des plus répandus dans le monde. C’est aussi l’appellation qu’ont utilisée les nazis dans leur politique d’extermination. Après avoir été longtemps perçu comme péjoratif, le terme Tzigane connaît une renaissance depuis les années 1960, où associations et organisations roms se sont créées sous cette appellation, lui redonnant ainsi ses lettres de noblesse.
- Le terme de bohémien a lui aussi longtemps été utilisé pour désigner les Roms dans leur ensemble. En France, le mot est apparu quand des familles sont arrivées, porteuses de lettres du roi de Bohême, cette région d’Europe centrale que les Roms ont longtemps sillonnée.
-  Les « gens du voyage » : il s’agit d’une catégorie administrative, créée par la loi du 3 janvier 1969. Le terme désigne les personnes vivant plus de six mois par an en « résidence mobile terrestre ». Leur nombre est estimé à près de 400 000 personnes selon la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes. Selon cette association, la quasi-totalité d’entre eux est de citoyenneté française.
Sources : RomEurope, Encyclopédie Universalis, Larousse, Wikipédia

Partir

photo Malik Nejmi

Présentation du bidonville de Nanterre

Dans la mémoire commune, la ville de Nanterre reste associée au mot "bidonville". De 1950 à 1971, il n’y eut pas qu’un bidonville à Nanterre mais plusieurs. Parmi ceux-ci, le bidonville de La Folie, occupé en grande majorité par des Algériens et des Marocains, était le plus peuplé et le plus insalubre. Environ 1500 ouvriers et 300 familles y (sur)vivaient sans eau courante ni électricité, tous logés au 127 rue de Garenne.

Règlement intérieur

Dans chaque prison, un règlement intérieur détermine le contenu du régime propre à l’établissement. Il informe les personnes détenues de leurs droits et obligations et définit l’organisation de leur vie quotidienne. Il est mis à leur disposition à la médiathèque de l’établissement. Ses principales dispositions sont reprises dans un guide du détenu arrivant remis dès l’arrivée. Si la personne détenue ne sait pas lire, le règlement intérieur doit lui être lu dans sa langue d’origine avec, le cas échéant, l’aide d’un interprète.
Le règlement intérieur et les modifications qui y sont apportées doivent être communiqués au juge de l’application des peines pour avis et au directeur inter-régional des services pénitentiaires pour approbation. Il est communiqué à la commission de surveillance.